Il existe un million de divorces en Grèce.
Pour une population d'onze million de personnes, dont environ cinq million
d'adultes, le pourcentage est tres élevé.
Le couple qui se bat pour la garde de l'enfant est considéré
par la justice comme deux parties que le juge doit mettre en balance.
Mais dans les affaires de divorce les deux parties ont presque à
moitié tort. Le juge ne peut pas se prononcer en faveur ou contre
quelqu'un parce qu'en vérité il coupera l'enfant en deux.
Les juges en Grèce n'ont aucune spécialisation de psychologue
ou de pédopsychiatre ou même de pédagogue et souhaitent
donner au plus vite possible la fin aux accusations publiques. Ils donnent
la garde et l'autorité parentale à la mère dans
99,9 % des cas. Il donnent aussi au père un faible droit de visite
de souvent quelques heures par semaine.
Par contre, ils donnent en moyenne 250-300 euros de pension alimentaire
par enfant à la mère. En tenant compte du fait que le
niveau de vie des Grecs est à 800 euros par mois et que toutes
les charges de prêts sont la responsabilité du père,
le montant de la pension est très élevé. 90% des
juges aux affaires matrimoniales sont des femmes.
La justice opère sur l'axiome: toute mère est bonne,
toute femme est capable d'élever son enfant et donc tout homme
est incapable et méchant. Les consequences de cet axiome sont
énormes pour les enfants.